Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 29 janvier 2006

The libertine (Rochester, le dernier des libertins)

medium_Rochester.jpg
Johnny Depp en libertin débauché, quel programme alléchant ! Sans surprise, le film ne tient que grâce à la performance une nouvelle fois irréprochable de l'acteur qui a cette rare capacité à hypnotiser la caméra quels que soient son rôle et la qualité du scénario. Pour le reste, si la photo est superbe (ah, les éclairages à la bougie…), le film reste trop proche du théâtre filmé ce qui entraîne à la longue une certaine lassitude.
Mention spéciale à Kelly Reilly (présente sur tous les fronts en ce mois de janvier, et c'est tant mieux !) en catin confidente au grand, cœur : sa présence illumine les trop rares scènes lors desquelles elle apparaît.

Fiche techniquemedium_ca-le-faitMu.jpg
The libertine (Rochester, le dernier des libertins)
Réalisé par Laurence Dunmore
Durée : 1h55
Note 13/20 : (même en lisant le bottin, Johnny Depp resterait l'acteur le plus charismatique de sa génération)
Vu le 29/01/06

samedi, 28 janvier 2006

La trahison

medium_La_trahison.jpg
Même après plus de 40 ans, la guerre d'Algérie reste un sujet difficile à aborder et pas seulement au cinéma. Si le film essaie de traiter le sujet sous angle neuf (les relations entre les soldats "français" et les appelés musulmans au sein de l'armée française), il ne parvient cependant pas à éviter les lieux communs inhérents à la représentation de la guerre d'Algérie (parachutistes brutaux, torture, etc…). Pour autant, il reste intéressant et évite relativement bien la manichéisme, mais est difficile à suivre du fait d'un très mauvais jeu d'acteurs : certains dialogues en deviennent éprouvants à force d'être mal joués… dommage, vraiment dommage.

Fiche techniquemedium_po-malMu.jpg
La trahison
Réalisé par Philippe Faucon
Durée : 1h20
Note : 11/20 (l'intention est louable, mais les acteurs pour la plupart indigents…)
Vu le 28/01/06

Brokeback mountain (Le secret de Brokeback mountain)

medium_Brokeback_mountain.jpg
Ouf, on a retrouvé Ang Lee ! Après le désastreux et lamentable Hulk, il fallait avoir la foi pour encore croire dans le talent du réalisateur taiwanais,,mais bien aidé par un casting impeccable (dont la superbe Linda Cardellini, bien connu des fans de série Urgences, dans un second rôle), Ang Lee livre un film visuellement superbe (ah, les paysages du Wyoming...) et maîtrisé de bout en bout, au service d'une belle histoire d'amour. Sans jamais tomber dans la caricature ou la facilité concernant les relations entres les deux cow-boys homos, le film dresse le portrait tout en nuances d'une certaine Amérique.
Un regret majeur cependant, avec une telle histoire, c'est dommage de si peu faire passer l'émotion…

Fiche techniquemedium_ca-le-faitMu.jpg
Brokeback mountain (Le secret de Brokeback mountain)
Réalisé par Ang Lee
Durée : 2h14
Note : 13/20 (sans tomber dans le mélo, il aurait quand même fallu de l'émotion)
Vu le 28/01/06

vendredi, 27 janvier 2006

Munich

medium_Munich.jpg
Une nouvelle fois Steven Spielberg démontre qu'il est un virtuose (quelle reconstitution magistrale des annéees 70 et de la prise d'otages d'elle-même !) et qu'il n'a pas peur de s'attaquer à des sujets forts et dérangeants. En racontant de façon minutieuse et haletante à la manière d'un thriller la traque, par des agents du Mossad, des organisateurs du massacre des JO Munich, il se garde bien de prendre parti pour l'un ou l'autre camp, leur préférant une dénonciation en filigrane de la vengeance et un appel à la paix.
Il offre de plus un superbe rôle à Éric Bana, qui peut enfin démontrer son talent et faire oublier son naufrage dans Hulk, superbement entouré par Mathieu Kassovitz et Daniel Craig, le futur James Bond.
Mention spéciale à Mathieu Amalric et Michael Lonsdale en indicateurs français.

Fiche techniquemedium_topMu.jpg
Munich
Réalisé par Steven Spielberg
Durée : 2h35
Note : 16/20 (sans quels effets un peu appuyés, pêché mignon de réalisateur, le film aurait frôlé la perfection)
Vu le 27/01/06

dimanche, 22 janvier 2006

Jarhead

medium_Jarhead.jpg
Un bon film de guerre sur une mauvaise guerre c'est possible, en voici la preuve.
Après une intro en forme d'hommage à Full metal jacket (instructeur sadique et hurleur formant les futurs marines en les insultants), Jarhead – surnom des marines du fait de leur coiffure – démontre l'absurdité de la première guerre du Golfe. Des centaines de milliers de militaires attendent près de 200 jours dans le désert le début de l'opération terrestre contre l'Irak, avant de "faire la guerre pendant"… 4 jours, pour certains sans tirer le moindre coup de feu.
Pas de doute, Sam Mendes est bon pour mettre en lumière certaines absurdités de l'amercan way of life (rappelez vous de American beauty…), jusque dans la façon de faire la guerre.

Fiche techniquemedium_topMu.jpg
Jarhead (Jarhead, la fin de l'innocence)
Réalisé par Sam Mendes
Durée : 2h02
Note : 16/20 (un film de guerre dans lequel les héros ne tirent un coup de feu au combat fallait y penser, non ?)
Vu le 22/01/06